Eloge de ma solitude

Eloge de ma solitude
J'aime être seul pour me réfugier en mon for intérieur et ainsi faire abstraction de ce monde qui grouille d'harpagons en tout genre... En mon for, personne pour me dicter ma conduite, je suis seul maître à bord. Quelle omnipotence ! Je m'échappe afin de supporter le réel et aussi pour rêver d'une autre vie !
On s'imagine que l'on est sur scène, à cet instant vous êtes nu comme un ver, Tous lisent en vous... Vous éprouvez un profond sentiment de honte, de colère à la vue des Autres puis le rideau tombe et vous sentez un mouvement de chute se produire en vous... Ça y est vous êtes dans votre for, plus rien ne compte à part vous, vous dialoguez avec votre moi ou je ne sais quoi d'autre... Vous plongez, nagez dans le bonheur, personne pour vous ennuyer, juger ou vous discriminer...
Voilà, c'était la solution salvatrice qui sauvera (superbe pléonasme) l'humanité et permettra peut-être à l'Homme d'effleurer la "vita beata" !!!
Avis à la population: le bonheur ne réside en ce bas monde mais est enfouit en nous... Les illusions ne doivent point se consumer, il faut les garder en soi, même si l'on grandit... Gardons les yeux rivés vers les étoiles (euh... soit)
Que serait la vie sans rêves ou illusions ?

# Posté le mercredi 23 janvier 2008 07:28

Modifié le mercredi 17 juin 2009 19:14

Les flots du Temps, les rivages de l'indifférence

Les flots du Temps, les rivages de l'indifférence
Au loin, on devine l'immensité du monde puis les vagues auxquelles rien ni personne ne peut résister.
Lorsque les prémices du Déluge se feront ressentir, tous s'abriteront vainement car tous seront emportés par les flots du temps*.

Vivre heureux avec son temps ? Telle est l'ultime fin de Mondal ! Eh bien, nous sommes en désaccord !

Qu'importe le Temps, je trouve que le monde est un paradis austère dans lequel le leurre est moyen du bonheur, où il faut trouver ce dernier au beau milieu de l'hidosité et de la misère des autres ou de la sienne pour les plus mal "garnis". Bien sûr, il est possible d' y trouver satisfaction mais rien ne sera jamais parfait, nos idéaux feront parfois place aux fléaux.


Ici tout cesse avant de renaître encore et encore. Et ?
Et ça m'attriste.

Un p'tit tour sous les feux de la rampe puis on disparaît sans avoir eu le temps de jouer son rôle. Que la vie est injuste ! Que dis-je ? Au diable la justice et que le Temps m'emporte le plus tôt possible !


Laissez-moi m'échouer en ces lieux mystérieux où la parole nous est interdite, où les mots sont dépourvus de leur sens et où le silence devient l'éloquence par excellence...

# Posté le mercredi 23 janvier 2008 07:40

Modifié le mercredi 17 juin 2009 19:14

Les mots étrangers

Les mots étrangers
Un regard,
Trois mots épars.
Combien d'encre versée pour les fédérer
En une région plus limpide encore
que le céleste bleu de tes yeux ?

A la croisée de nos soupirs,
Les silences solitaires s'aboliront à l'unisson.

# Posté le mercredi 23 janvier 2008 07:48

Modifié le mercredi 17 juin 2009 19:14

Saison à saisir

Saison à saisir
Sur les courbes lointaines,
Les neiges séculaires s'affaiblissent
Et une frondaison nouvelle
Nous livre sa poésie
Que je recueille en ta main
Dont je rêve dans le plus grand secret.

# Posté le mercredi 23 janvier 2008 08:01

Modifié le mercredi 17 juin 2009 19:14

Écrit tellurien

Sur les courbes des eaux nacrées,
Un millier de friselis ensoleillés.
Ô charmante Nature
Aux nuances d'insouciances,
Aux sourires sans plaisirs.
Écrit tellurien

# Posté le mercredi 23 janvier 2008 08:12

Modifié le mercredi 17 juin 2009 19:14